16/02/2011

1982 - élections à Bruxelles : RTB'F' raciste

RTBF : Flamands non admis, LB 16/09/1982

 

 Le conseil d'administration de la RT B.F. a pris une décision grotesque et pour tout dire, scandaleuse en interdisant le passage à l'antenne de représentants des listes flamandes dans le cadre des débats pré-électoraux organisés par la RTBF-Bruxelles. Un communiqué des journalistes du centre et du journal parlé en général a d'ailleurs jugé "inadmissible» cette exclusive.

On comprend fort mal, en effet, cette décision bien peu démocratique puisqu'elle a pour conséquence d' exclure des discussions une composante de la vie politique qui, que cela plaise ou non, regroupe quelque 20% des habitants de Bruxelles. Il semble par contre que les représentants flamands de communes périphériques à facilités seront, eux, conviés à venir exposer leur point de vue.,. afin, sans doute, de permettre à des représentants de partis francophones de les attaquer .

La réaction de certains auditeurs ou mandataires néerlandophones ne s'est d'ailleurs pas fait attendre : leurs coups de téléphone furieux ont assailli la rédaction de Canal 21.

L'explication de cet ostracisme ? Officiellement, il serait motivé par le fait que «les  francophones ne sont pas invités à s'expliquer sur les ondes de la B.R,T », c'est du moins ce qu'on nous déclarait.

Premièrement : c' est faux. Deuxièmement : si peu de francophones parlent à la B.R.T... c' est tout simplement parce que la plupart d' entre eux ne connaissent pas un traître mot de la langue de Vondel et qu'il paraît difficile de prévoir des interprètes à la radio !

 

PIETRE TACTIQUE

Mais, bien sûr, les vraies raisons, il faut les chercher dans le contexte préélectoral du moment, qui pousse certains francophones à axer leur campagne sur le thème de la "menace flamande".

Que voilà de bien piètres moyens pour un combat dont on pourrait, peut-être, comprendre, parfois, la motivation.

Et puis, last but not least, le ministre de tutelle de la R.T.B.F., le citoyen ministre-président-candidat Philippe Moureaux, et son représentant privilégié au conseil (son chef de cabinet Merry Hermanus... lui aussi candidat, à Jette) ne doivent pas être tout à fait étrangers à l'affaire, affirment méchantes langues. Si cela se confirme, M. Moureaux aura commis une erreur : le cher prédécesseur, au P.S. de Molenbeek, du ministre de francophonie, Edmond Machtens, a pu asseoir son règne, grâce notamment au fait qu'il sut séduire les Flamands de sa commune et briguer leurs suffrages.

M. Moureaux s' estime-t-il assez fort pour se passer de leur éventuel appui ?

13:51 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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