12/01/2013

1980-2009: rétrospective du racisme et de l'étroitesse d'esprit dans la presse francophone

1980

PP? 06/03/1980  Des wateringues flamandes payées par les Wallons?, p.17

 

1982

RTBF : Flamands non admis, LB 16/09/1982

 

 Le conseil d'administration de la RT B.F. a pris une décision grotesque et pour tout dire, scandaleuse en interdisant le passage à l'antenne de représentants des listes flamandes dans le cadre des débats pré-électoraux organisés par la RTBF-Bruxelles. Un communiqué des journalistes du centre et du journal parlé en général a d'ailleurs jugé "inadmissible» cette exclusive.

On comprend fort mal, en effet, cette décision bien peu démocratique puisqu'elle a pour conséquence d' exclure des discussions une composante de la vie politique qui, que cela plaise ou non, regroupe quelque 20 % des habitants de Bruxelles. Il semble par contre que les représentants flamands de communes périphériques à facilités seront, eux, conviés à venir exposer leur point de vue.,. afin, sans doute, de permettre à des représentants de partis francophones de les attaquer .

La réaction de certains auditeurs ou mandataires néerlandophones ne s'est d'ailleurs pas fait attendre : leurs coups de téléphone furieux ont assailli la rédaction de Canal 21.

L'explication de cet ostracisme ? Officiellement, il serait motivé par le fait que «les  francophones ne sont pas invités à s'expliquer sur les ondes de la B.R,T », c'est du moins ce qu'on nous déclarait.

Premièrement : c' est faux. Deuxièmement : si peu de francophones parlent à la B.R.T... c' est tout simplement parce que la plupart d' entre eux ne connaissent pas un traître mot de la langue de Vondel et qu'il paraît difficile de prévoir des interprètes à la radio !

 

PIETRE TACTIQUE

Mais, bien sûr, les vraies raisons, il faut les chercher dans le contexte préélectoral du moment, qui pousse certains francophones à axer leur campagne sur le thème de la "menace flamande".

Que voilà de bien piètres moyens pour un combat dont on pourrait, peut-être, comprendre, parfois, la motivation.

Et puis, last but not least, le ministre de tutelle de la R.T.B.F., le citoyen ministre-président-candidat Philippe Moureaux, et son représentant privilégié au conseil (son chef de cabinet Merry Hermanus... lui aussi candidat, à Jette) ne doivent pas être tout à fait étrangers à l'affaire, affirment méchantes langues. Si cela se confirme, M. Moureaux aura commis une erreur : le cher prédécesseur, au P.S. de Molenbeek, du ministre de francophonie, Edmond Machtens, a pu asseoir son règne, grâce notamment au fait qu'il sut séduire les Flamands de sa commune et briguer leurs suffrages.

M. Moureaux s' estime-t-il assez fort pour se passer de leur éventuel appui ?

 

1986

Stroomt er straks Waals bloed in Vlaamse aderen?, Het Nieuwsblad, 25/04/1986

 

"Als de huidige trend aanhoudt,zal Vlaanderen misschien dit jaar nog niet meer aan de eigen behoefte aan bloed kunnen beantwoorden en zou overdracht van bloed uit Wallonië noodzakelijk worden?"

 

1986

Robert van de Walle va-t-il redevenir Flamand?, AL 01/03/1986 

 

1986

Ces Belges qui font l'Europe, AL 24/09/1986

"José Happart"

 

1986

Bernard Mercier, la Brabançonne à la RTBF, LB 13/11/1986

 

Brabançonne: supprimée à la radio

 

1986

L'océanographie est une recherche vraiment francophone, AL18/02/1986

 

1987

Radio, RTB, 12/09/1987 - 18.35

 

Charles (sic) Chaplin, prononcé « charle chaplain » ( concernant une biographie publiée à Paris)

 

émission sur la tentative d'accès à l'indépendance au Québec (subjective)

 

1988

Les tueurs du Brabant wallon, LB janv. 1988

 

1990s

J.E., Un luxueux ouvrage pour célébrer les 15 ans de la région wallonne

 

Intitulé: “Wallonie, atouts et références d’une Région.”

Direction scientifique: Freddy Joris, chef de cabinet de M. Collignon, ministre-président de la Région wallonne.

Collaborateurs: 25 personnes, dont Hervé Hasquin, Michel Quévit, Robert Wangermée.

Coût: 2900 F.

 

1990s

J.-P. W, Où filent les truites francophones?, s.r.

 

1991

José Fontaine, /lettre,/ LB 25/04/1991

 

"Il faudra bien entendu en finir avec la monarchie si l'on veut que vive la Wallonie!"

 

1991

Arrêt de travail des journalistes à "La Wallonie", LS 06/06/1991

 

"A Liège, on se souvient que, lors des grèves de l'hiver 1960-61, André Renard avait étouffé une velléité de grève de "sa" rédaction."

 

1991

Un "va-t-en guerre" ... que l'on ne voit guère, LB 18/07/1991

 

(de la part d’un responsable du « parlement wallon » : )

"Je remercie l'ensemble du personnel ainsi que la presse qui suit nos travaux avec candeur parfois, avec naïveté bien souvent.  J'espère qu'à l'avenir, les travaux de notre assemblée seront mieux répercutés."

A notre sens, la naïveté consisterait à reproduire, sans esprit critique, les communiqués du minsitre-président et de ses collègues.  Ce que nous avons toujours refusé.

Lors de la session qui s'est terminée mardi, nous avons, par exemple, omis d'épingler le très grand absentéisme.

1991

Les Bruxellois et les Wallons n'iront pas au Heysel!, LS 15/06/1991

 

(JV) En fait, le ministre de l'Intérieur, Louis Tobback, a imposé des mesures de sécurité draconiennes à 6 ans du drame.  Les billets n'ont été vendus qu'au secrétariat des deux clubs finalistes, le FC Malinois et le FC Brugeois.  Il n'y aura que 21000 supporters.

 

1993

Daniel Conraads, Un lobby pangermaniste très généreux pour ses relais dans les cantons de l'est, LS 15/10/1993

 

La Fondation Niermann assure "avoir fait le ménage"  tandis que le PDB se prévaut d'une réputation de démocrates.

 

1994

 Dumont Jean-François, Les radios privées sont à nouveau légales, LB 06/01/1994

 

Avec une discrétion troublante, le gouvernement de la Communauté française

pre­nait le 29 décembre dernier des décisions concernant les radios privées.

Reconnaissances et fréquences ont ainsi été réat­tribuées à quelque 220 d'entre

elles.  Mais le vide juridique et l'illégalité subsisteront pour d'autres et ce, au

moins jusqu'en mars.

 

EN TROIS PHASES

 

Il était devenu plus qu'ur­gent de prendre des décisions dans ce dossier: en Commu­nauté française, seules trois radios privées (Radio Frater­nité à Quaregnon, Radio FM Andenne et Radio Libellule à Comines) disposaient encore la semaine dernière d'un titre de reconnaissance, toutes les autres étant donc dans l'illégalité.

 

Il appartient à la Commu­nauté de délivrer les reconnais­sances mais aussi, désormais, les fréquences d'émission, une compétence jadis « nationale ». Après avis du Conseil supé­rieur de l'audiovisuel (CSA) dont le dernier était rendu le 2 décembre (voir LLB du 3/12), l'exécutif communautaire déci­dait de régulariser tout cela en trois phases.  On reconnaîtrait d'abord les émetteurs qui avaient déjà bénéficié d'une reconnaissance, ensuite les autres demandes seraient exa­minées en fonction des fré­quences encore disponibles; en­fin, les dispositions décrétales sur les radios privées seraient modifiées pour y intégrer la notion de « réseaux,) tels qu'ils existent bel et bien.

Cette actualisation du décret sera l'occasion d'une grande - remise à plat » de tout le pay­sage radiophonique privé: re­nouvellement de toutes les re­connaissances admissibles, re­distribution de fréquences fiables sur base d'un tout nou­veau plan, redéfinitions des di­verses catégories de radios et de qui peut faire quoi en ma tièré de publicité commerciale.

Pourquoi un nouveau plan de fréquences ? « On s'aperçoit que techniquement, le plan ac­tuel, qui date de septembre 92, ne tient pas, explique-t-on au cabinet du ministre Di Rupo. Avec les montées en puissance auxquelles toutes les radios se sont livrées,il y a inévitablement des problèmes soit avec la Communauté Flamande, soit avec les voisins français... »

 

QUATRE RESEAUX?

La grande remise à zéro des compteurs n'est pourtant pas pour tout de suite.  Au mieux, dans un an... D'ici là, les jeux d'influence politique iront bon train pour placer « ses » émet­teurs - en tout cas ses amis -, et le nombre définitif de grands réseaux (trois ou quatre) dé­pendra sans doute pour beau­coup des familles à contenter.  Ces réseaux seront attribués sur appel d'offres, avec cahier de charges précis, et il est ac­quis que les opérateurs de la Communauté française bénéfi­cieront d'un a priori favorable: On comprend alors, pourquoi « Chérie FM » à capitaux 100 pc français cherche activement un partenariat belge...

On n'en est pas encore là, et les décisions de la semaine der­nièré ne concernent que la pre­mière phase des opérations.  Les 220 radios à nouveau re­connues ne le sont que jusqu’à la rénovation du décret et pour quatre ans maximum.  Cer­taine's d'entre elles ont reçu par dérogation une puissance su­périeure au plafond autorisé d'1 Kw, d'autres ont dû changer de fréquence tandis qu'un ar­rêté prévoit la possibilité d'émettre en stéréo.

Le cas des autres demandes, souvent de radios qui ne furent jamais autorisées, va mainte­nant être examiné en CSA.  Une dizaine de dossiers seraient acceptables mais ils ne seront pas tranchés avant mars.  D'ici là, il restera donc quelques pirates sur la bande FM, si les services du contrôle du spectre ferment les yeux et les oreilles...

 

1997

J-F Dumont, Bonnet d’ âne pour le décret sur les radios, LB 20/06/1997

 

Le Conseil d’ Etat vient de rendre son avis sur la partie du projet de décret de Laurette Onkelinx qui concerne les radios privées.

Exiger des quotas de production propres et d’ émissions en français est contraire au Traité de Rome.

 

1998

La RTBF est parvenue à payer le salaire d’une conseillère de la ministre-présidente Onkelinx pendant des années!

 

1998

VA, 1998: présentation des équipes cyclistes:

 

Les Wallons du peloton:

Bouillon, Capelle, Chanoine, Demarbaix, Detilloux, Marichal,

Debuysschere, Schoelens, Streel, Torrekens, Vandenbroucke, Vandenbroucke, Verbrugghe, Hennebert, Hernandez.

 

1999

D.Z., Radio H refuse le silence radio pour les stations indépendantes, AL 27/01/1999

 

Les grands réseaux (Contact, Bel RTL, NRJ, Fun radio, Ciel, Nostalgie) se paient la toute grosse part du gâteau (94 %) dans le nouveau plan des puissances disponibles en Communauté française.  Ce plan résulte du décret de juillet 1997 qui va entrer en application. 

Les ‘petites’ radios indépendantes ou radios associatives n’auraient plus le moyen de fonctionner avec 6 % seulement du total des puissances.

 

1999

P.-F. L., Injection d’argent frais dans “Le Matin”, LB 23/02/1999

 

L’ injection d’argent frais dans BLC-Média sera prise en charge par deux de ses trois actionnaires: la SRIW et la mouvance syndicale (dans sa composante liégeoise).

 

P.-F. L., La Région wallonne redonne vie au quotidien “Le Matin”, LB 10/04/2000

 

110 millions de BEF versés dans le capital du “Matin”.

La Sodie, filiale d’Usinor, apportera une enveloppe de 20 millions de FB sous forme d’un crédit à long terme.

 

J.-P. Duchâteau, L’indécence du gouvernement wallon, LB 10/04/2000

 

Ce ’deal’ concernant le “Matin” offre à un gouvernement le contrôle de fait d’un organe de presse écrite.

 

MEDIAS / Le Matin, Journal en liquidation, AL 27/03/2001

1999

Logique d’apartheid à Télé-Bruxelles, LB 06/04/1999

 

Les journalistes de Télé-Bruxelles sont en grève pour la 3e journée car ils dénoncent la politique d’apartheid adoptée par les patrons PS et PRL-FDF de Télé Bruxelles.  Soutenus par le mouvement “La gauche maintenant” de Claude Demelenne, qui estime que le prétexte invoqué - la lutte contre le Blok - pour priver d’antenne les partis démocratiquement flamands est tout bonnement “absurde”.

1999

Jo Mottet /rédac. chef/, Flandre = Serbie?, AL 03/05/1999

 

2000

Marcello Venezia, Tu parles ! ?,  Le carnet et les instants, 114, 2000, p.29

 

(p20) « Le français, c’est du latin venu à pied du Moyen Age, disait Julos Beaucarne. »

 

2000

Vivre en Wallonie asbl, Lettre de contact, L’indépendance, un rêve ?, déc. 2000

 

« Les milieux économiques deviennent de plus en plus wallons, en Wallonie. C’est une observation que nous faisons depuis quelques mois et qui nous réjouit. »

 

2000s

Yves Thiran, directeur de l’information et de l’éthique

 

2000

Ph. Vdb., Comment on en est arrivé là …, LB 08/09/2000

 

Coincées entre le fédéral et le communautaire, les radios du Nord et du Sud ne savaient pas toujours sur quel pied danser.  Cela va changer.

2000

Lettre de contact, oct. 2000, ASBL Vivre en Wallonie (caurlî : Charles Massaux)

 

« La Wallonie imprononçable ? »

Selon un des principaux journalistes de « Fréquence Wallonie », la gastronomie, la bière, les monuments sont « belges » même s’il s’agit de traditions strictement limitées au territoire wallon.

 

Autres exemples.

 

« Cette extrême tiédeur à l’égard /de la / Wallonie nous paraît bien avoir pour origine des nostalgies unitaristes, encore que nous découvrons également le même réflexe chez certains partisans du rattachement à la France. »

 

cf p.2 : Un nouveau site internet pour « Vivre en Wallonie » :

« (...) début juillet, nous avons appris avec déplaisir que le site qui nous hébergeait cessait ses activités à la suite de décisions prises par le Gouvernement français. »

 

Différences de langage, différences de conception, in : id., p.2

« En quelques années, l’essor de l’idée wallonne a pris une ampleur inimaginable il n’y a pas si longtemps et a gagné la plupart des secteurs d’activité. »

(...) « Cela fait enrager les partisans ataviques d’une Belgique unitaire, même si d’aucuns proclament leur « wallonitude » (...). »

 

Agriculture et ruralité : un patrimoine wallon à protéger et à enrichir, in : id., p.3

« L’agriculture affirme, de la sorte, sa place dans les régions rurales ainsi que la qualité des produits artisanaux qu’elle génère. »

« Le Foire de Libramont (...), c’est la proclamation de produire de la nourriture de grande qualité dans un monde où la standardisation et l’uniformisation consituent le fer de lance des grandes entreprises multinationales. »

 

2001

C. Ern., SAINT-POLYCARPE / Recours – La branche fragile sur laquelle repose notre fédéralisme, VA 08/08/2001

 

(Franklin Dehousse / prof. de droit public à l’ULG) : « Il y a peu de pays ethniquement mixtes qui survivent. Forcément, cela provoque des dificultés de gestion. En Europe, l’autre pays ethniquement mixte, c’est la Bosnie… »

 

2001

Santé / C. Ern., Vaccins contre la méningite - la Flandre mieux soignée, AL 06/07/2001

 

"La Flandre débloque 100 millions pour vacciner ses bébés contre la méningite C. La Communauté française, elle, est trop pauvre."

 

2001

Flandre : plus de criminalité, DH 18/12/2004

 

A Bruxelles et en Wallonie, les infractions constatées durant l’année 2003 sont en baisse.

 

2001

Dodet Charly, La Flandre piège les travailleurs wallons, AL 05/10/2004

 

Les Wallons en ont marre des vexations que leur font subir les Flamands, au nom de la langue et du droit du sol. la pression communautaire monte.

 

2002

 

Natation / Championnat de Belgique – Cédric Bavay sauve la mise pour les francophones, AL 12/08/2002

 

2002

Poneys-Games (sic) – Belges champions d’Europe, LB 28/07/2002

 

L'équipe belge était essentiellement composée de cavaliers francophones.

2002

R.E., Le français, un avantage, VA 21/09/2002

 

A propos du salon PROBOPA, à Marche :

« Le gros avantage de Probopa sur ce qui se fait déjà en Belgique est qu’il se déroule en Wallonie et que le visiteur sera abordé en français et non en néerlandais comme c’est trop souvent le cas actuellement. »

 

2003

In: FAZ 20/03/2003

 

Eichler Christian, Als wär’s ein Stück von Beckett

unter der Aufnahme : « Der Flandrische (sic) Löwe wacht seit 1823 über der Landschaft von Waterloo  (…). »

Redaktion : leserbriefe@faz.de

redaktion@faz.de

 

2003

RTB – JT Soir, 15/07/2003

 Le journaliste se moqua ouvertement d'un touriste hollandais.

 

2004

Dodet Charly, Mission économique / Les Wallons à nouveau en Chine en 2005, VA 27/11/2004

 

47 entreprises wallonnes

« Cette semaine se déroulait à Shanghai, le Salon international du tourisme. Tous les pays d’Europe y étaient représentés … sauf la Belgique !

 

2005

Football Charleroi – Standard / Il y a un gagnant : le football wallon ,  SudPresse  24/01/2005

 

2005

 

J.-C. M., Pénurie de sang au nord, pas au sud, LB 27/12/2005

 

La Croix-Rouge de Flandre lance un appel urgent aux donneurs, (…).

Pas de panique du côté francophone.

 

2006a

Lovens Pierre-François, Docu-fiction, audition et absolution, LB 22/12/2006

 

Coût de l’opération : 170 000 €, soit 0,13 % du budget de la télé.

 

 

2006

C'est inadmissible !, DH 23/09/2006

DePatrick P., deLiège:

 

"Ce mercredi, un coureur cycliste (D. Cornu) est devenu champion du monde du contre-la-montre Espoir. Exploit fantastique que le JT de la RTBF de 19 h 30 n'a même pas cité comme événement de /a journée. Incroyable pour une chaîne publique de ne pas promouvoir ce genre d'exploit à l'épo­que actuelle où la majorité des jeunes wallons ne fait plus de sport. Il fallait regarder Eurosport, France ou la VRT pour le savoir. Inadmissible!?. »

 

2006

Brabançonne publicitaire, Le Vif  27/10/2006

 

Je trouve tout à fait regrettable que la RTBF diffuse, lors du début de ses émissions sur la Première, en fréquence 621, une version de la Brabançonne agrémentée d'une voix superposée vantant les mé­rites d'un organisme financier et bancaire!

A plusieurs reprises, ces derniers jours, l'hymne national belge s'est trouvé relégué au rang de bien de consommation susceptible de servir de support aux louanges d'un service commercial. On ne peut que regretter ce mépris d'un des rares symboles d'unité natio­nale existant encore après tant de « détricotages » de la Belgique, surtout à l'approche d'échéances décisives quant à l'avenir du pays, et le désir plus ou moins flagrant de certains de la vider du peu de sens qui lui reste encore.

 

Philippe Bermann, Bruxelles

 

2006b

Nobre-Correia Jose-Manuel, Le « coup » du 13 décembre, LS 21/12/2006

 

Pour un coup, ce fut un coup: tous les quotidiens, radios et télévisions en ont parlé. Et pas que les Belges : les grands médias européens l'ont aussi évoqué. Si la RTBF était une entreprise de communication évé­nementielle, il faudrait l'en félici­ter chaleureusement. Même si son opération n'a pas spéciale­ment brillé par l'originalité ni par la qualité du produit fini.

Mais il se fait qu'elle est une « en­treprise publique autonome à ca­ractère culturel» dont une des «responsabilités» est l'informa­tion, qui constitue même sa « ba­se essentielle ». Et, à cet égard, le 13 décembre 2006 restera dans les annales de l'histoire comme le jour où la dérive de notre radioté­lévision de service public est deve­nue particulièrement criante.

Il faut dire que la RTBF a tou­jours vécu corsetée par un « pacte culturel » dévoyé qui permet aux divers « piliers » d'une société étri­quée de la cadenasser dans son traitement de l'information. Car le partage du pouvoir leur interdit de comprendre qu'une société dé­mocratique a un besoin vital d'in­formation autonome et de quali­té, préférant placer des créatures de leurs sérails aux postes clés de la direction et de la rédaction.

 

Le faux JT de la RTBF met en évidence la pénible dérive de notre service public de l'audiovisuel

La situation s'est encore dégra­dée quand, voici trente ans, l'admi­nistrateur général de l'époque a commencé à plaider pour l'accès à la publicité. En 1984, la « publici­té non commerciale»faisait son entrée à la RTBF. Et en 1991 c'était le tour de la « publicité commer­ciale ». Plutôt que de redéfinir la fonction sociale de la radiotélévi­sion publique face à la démono­polisation de l'audiovisuel qui s'opérait et concevoir une straté-gie de redéploiement adaptée aux moyens financiers, on a préfé­ré entrer dans la logique de la con­currence et des impératifs com­merciaux.

Parallèlement, les responsables politiques s'avéraient incapables de concevoir un cadre légal pour l'audiovisuel privé naissant et maî­triser son développement. Ce qui a eu pour résultat une «jungle des ondes » où la création de nouvel­les stations, les reprises en termes purement financiers et les concen­trations parfois démesurées s'opè­rent à l'écart des plus élémentai­res exigences de pluralisme démo­cratique. Et comme tant d'indigen­ce ne suffisait pas, on a créé un Conseil supérieur de l'Audiovisuel où des acteurs du milieu médiati­que se retrouvent juges et parties (avec d'inévitables petits arrange­ments de mauvais aloi).

Les retombées de cette incurie sautent aux yeux : une surenchère dépourvue des plus élémentaires considérations éthiques et déon­tologiques règne sur le paysage

audiovisuel belge francophone. Et la RTBF y a été entraînée d'au­tant plus aisément que ceux qui ont la haute main sur sa direction ignoraient bien souvent tout des métiers d'un média de service pu­blic. Et quand d'aventure ils en sont issus, ils sont souvent passés par des cabinets ministériels ou des bureaux d'études de partis avant d'accéder aux hautes fonc­tions qui sont désormais les leurs. Aussi, leur premier souci n'est pas précisément la qualité du service rendu aux citoyens payeurs de la redevance (ou de ce qui en fait fonction), mais bien le dévoue­ment à ceux auxquels ils sont rede­vables.

Faut-il s'étonner dès lors si, à la RTBF, les émissions culturelles et les magazines d'information ont largement disparu, si le divertisse­ment envahit tout et atteint sou­vent un niveau de débilité affli­geant, si quelquefois la différence avec les stations privées n'est plus évidente, si le journal télévisé court après ceux de la concurren­ce en jouant à fond dans le fait di­vers, le voyeurisme et l'émotion ? A tel point que les principaux res­ponsables de l'information ne sa­vent plus distinguer docu-fiction et canular (à moins que les corres­pondants des grands quotidiens de référence européens n'aient décidément rien compris au ta­lent subtilement éblouissant de nos orson-welleskes).

 

L'audiovisuel public ne perdra pas sa raison d'être si le pouvoir politique sait encadrer dûment les 'différents acteurs

Le coup du 13 décembre a jeté le discrédit sur tous ceux qui en ont été à l'origine ou qui se sont prêtés à la mascarade d'« émis­sion spéciale » du journal télévisé. Plus grave encore : il a jeté un dis­crédit durable sur la raison d'être même d'un service public de l'au­diovisuel. A quoi bon payer une redevance et maintenir un audiovisuel public, si celui-ci confond allè­grement information et pitrerie, si la quête d'émotions devient sa principale raison d'être ?

Depuis un quart de siècle, l'au­diovisuel public en Europe traver­se une grave crise d'identité. Il ne perdra pas sa raison d'être si le pouvoir politique sait légiférer ju­dicieusement et encadrer dûment les différents acteurs du paysage audiovisuel ; si les autorités de ré­gulation sont compétentes, indé­pendantes et dotées d'un réel pouvoir de décision ; si l'audiovi­suel public ne cherche plus à mul­tiplier le nombre de ses stations et à élargir de façon inconsidérée le périmètre de ses activités ; s'il re­nonce à la publicité (en acceptant tout au plus la publicité institu­tionnelle); s'il choisit nettement de faire écouter et voir son niveau d'exigence par rapport aux sta­tions commerciales. Autrement, les citoyens ne croiront plus à la nécessité d'un audiovisuel public. Et ce sera justice... •

 

2007

Festival / Audiovisuel – Biarritz ne verra pas « Bye Bye Belgium », LB 26/01/2007

 

» La RTBF productrice du programme s'oppose à sa diffusion dans le cadre du Fipa. » Et se dit étonnée de son maintien à l'affiche malgré le refus exprimé précédemment.

» Une position qui surprend et désole l'équipe du festival.

KARIN TSHIDIMBA

Connaissant l'esprit facé­tieux de nos voisins français, il y a fort à pa­rier qu'ils qualifieront l'incident de "dernière histoire belge". Dûment annoncé dans le programme du 20" Festival inter­national des programmes audio­visuels (Fipa), le film de Philippe Dutilleul "Tout ça ne nous ren­dra  pas  la  Belgique"  mieux connu sous le vocable "Bye Bye Belgium" ne sera pas diffusé sa­medi soir.

En cause : le refus de la RTBF que ce programme soit diffusé pour l'instant. Raison invoquée : "Des procédures ont eu lieu à la Communauté française et d'autres sont encore en cours de­vant le CSA, nous devons donc nous montrer extrêmement pru­dents" explique Bruno De Blander. Le responsable de la commu­nication rappelle que la décision de "refus de diffusion de ce pro­gramme à l'international, sur quelque support que ce soif re­monte au 15 décembre, soit deux jours après le coup de tonnerre généré par l'émission "très spé­ciale" de la RTBF.

"On a pris une décision et on s'y tient" auraient été les mots de l'administrateur général Philippot, visiblement soucieux que les passions retombent après la fiè­vre du 13 décembre dernier.

Au Fipa où le travail de Phi­lippe Dutilleul est bien connu - il y a été juré à plusieurs reprises et son film "Une délégation de très haut niveau" est remontré cette année -, la consternation est grande. D'autant plus que le film est au cœur des réflexions soulevées par les professionnels sur les "limites ambiguës entre réalité et fiction", débat proposé ce vendredi après-midi.

Deux logiques

Avec la fiction d'anticipation sur l'assassinat de Bush et ses répercussions politiques, pré­sentée lors de la soirée d'ouver­ture, et le faux JT sur la scission de la Belgique, les festivaliers disposaient de deux filins de choix pour fonder leurs argu­mentations.

 

Deux logiques s'opposent

 

D'un côté, celle d'un programma­teur qui sélectionne et voit des films venus du monde entier (2108 prétendants à la sélection au Fipa cette année), qui se ren­seigne sur les projets les plus en pointe et les choisit afin d'ali­menter les débats et de souligner les tendances nouvelles.

De l'autre, la logique d'un ad- ministrateur "soucieux que les passions retombent et que les es­prits se calment".

Reste qu'on se demande com­ment on en est arrivé là et on reste perplexe face à l'écho qu'aura forcément "cette af­faire". A la RTBF, on nous expli­que qu'ils n'ont découvert que mercredi dernier que le film était sélectionné et qu'un "contact a été pris vendredi dès l'aube afin de signifier le refus de la RTBF productrice du programme". "Mardi, à l'ouverture du Fipa, nous avons découvert que le pro­gramme était maintenu, raison pour laquelle Jean-Paul Philip-pot a adressé une lettre à Pierre-Henri Deleau, délégué général du Fipa, pour qu'il puisse s'en expliquer auprès des festivaliers."

Une autre thématique développée au Fipa porte sur les rapports entre politique et télévision. Vu la façon dont cette ' "émission très spéciale" avait dé­chaîné les passions des élus bel­ges, il y aurait eu matière à glo­ser,    certainement.    D'autant qu'en "maintenant son refus" de diffusion, la RTBF, quoi qu'elle en dise, s'expose à des soupçons de censure et de pressions.

Programmé lors de la soirée de clôture à l'issue de la (toujours très longue) proclamation des ré­sultats, le film risquait d'être vu par une centaine de courageux (voire à peine plus) délaissant l'appel du cocktail final. L'an­nonce de sa déprogrammation, en revanche, lui assurera bien plus de publicité... •

 

2007

Saskia Van Laere, Belgien / Minenfeld für die Einheit, Focus 36/2007, S. 164-166

 

(S. 166) 1831 wird das katholische, französischsprachige Belgien von den Niederlanden unabhängig.

 

2007

Presse / Lectorat:la"DH" devant "Le Soir", 08/2007

 

"LA DERNIÈRE HEURE-LES SPORTS" (DH) ET "L'ECHO"

sont les deux seuls quotidiens francophones ayant vu leur nom­bre de lecteurs progresser en 2006-2007, d'après les chiffres du Centre d'information sur les médias (CIM) publiés vendredi. Cette augmentation permet à la "DH" de devancer "Le Soir". Au total, le nombre de lecteurs de la "DH" s'élève à 512000, soit 11 000 de mieux qu'en 2005-06 (+ 1,8 pc). Le quotidien économique "L'Echo" enregistre une hausse de 9,1 pc, avec 71 000 lec­teurs. Tous les autres quotidiens francophones enregistrent une baisse de leur lectorat. Le groupe Sud Presse, malgré une diminu­tion de 6,1 pc, reste prédomi­nant, avec 625 000 lecteurs pour l'ensemble de ses éditions régio­nales. "Le Soir" passe de 554000 lecteurs en 2005-06 à 450 000 en 2006-07 (-I8,8pc). Les quoti­diens du groupe Vers l'Avenir sont également en perte de vi­tesse, de 427 000 à 401 000 lec­teurs. "La Libre Belgique" passe de 205 000 lecteurs en 2005-06 à 174000 en 2006-07 (-15,1 pc). Le quotidien gratuit "Métro" voit lui aussi son audience diminuer. Il attirait 566000 lecteurs en 2005-06, contre 517000 en 2006-07 (-8,7 pc). "Pour notre groupe, c'est une infor­mation extrêmement positive de voir la "DH" devenir le premier quo­tidien national francophone, dépas­sant largement "Le Soir". Cela con­firme une croissance profonde qui a démarré avec le passage au format tabloïd et qui a vu la "DH" doubler son lectorat en huit ans", réagit François le Hodey, l'administrateur-délégué du groupe IPM, qui édite à la fois "La Libre Belgique" et la "DH". "Quant au mauvais ré­sultat de "La Libre", il faut le tempé­rer en précisant que si le lectorat baisse, les ventes du journal sont, el­les, stables. Par ailleurs» le lance­ment de la nouvelle formule de "La Libre", qui est prévu pour début 2008, devrait avoir un impact posi­tif tant sur sa diffusion que sur son lectorat"

Du côté néerlandophone, "Het Laatste Nieuws" reste le quoti­dien le plus lu. Avec ses 1 095 700 lecteurs, il est même le quotidien le plus important en Belgique. "Het Nieuwsblad" attire 781 500 lecteurs, pour 231 200 au "Mor-gen" et 312 000 au "Standaard". Le nombre de lecteurs du "Tijd", le pendant flamand de "L'Echo", se chiffre à 100800. (M.V.O.)

 

2007

België door de ogen van de wereldpers, DS 23/09/2007

 

De Franse krant Libération, die nochtans een vaste correspondent in ons land heeft, beweert dat Wallonie amper één miljoen inwoners heeft, Brussel drie miljoen. De krant merkt ook op dat de Franstaligen 'voor één keer' front vormen.

De Franse zakenkrant Les Echos spreekt over Belgoslavie, 'een neologisme dat opgang maakt in België'. Mooi gevonden, maar echt vaak duikt het woord toch nog niet op in de vaderlandse pers. De Nederlandstalige kranten en tijdschriften gebruikten het tôt dusver geen enkele keer. Waar de term wel al viel — welgeteld één keer — was in de Belgische versie van het Franse weekblad Paris Match.

 

2007

Elargir aussi le bilinguisme au Brabant wallon ?, LB 02/10/2007

 

Brigitte Grouwels n'est jamais en manque d'idées pour mettre la pression. Voilà que la secrétaire d'Etat CD&V de Bruxelles s'est adressée aux bourgmestres du Brabant wallon pour leur demander s'ils seraient prêts à instaurer un bilinguisme généralisé chez eux ! Objectif non avoué mais sans doute recherché: obtenir une vague de réponses négatives qui permettraient de conclure que l'on demande des efforts au Brabant flamand mais pas aux communes du Roman Pais de Brabant. Et on n'exagère même pas puisqu'elle rappelle, hélas non sans raison, qu'en 1963, seules des communes flamandes étaient devenues "à facilités". Et Brigitte Grouwels de se demander si les esprits ont changé... L'on devine la suite car depuis plusieurs jours, sur son site internet, elle a tenu à rappeler, notamment avec un article de feu Jean Daloze de "La Libre" à l'appui que les premiers zélateurs de l'unilinguisme régional étaient les Wallons au début des années 1930. Reste à dire que les esprits peuvent évoluer en Wallonie aussi, geachte Mevrouw Grouwets !!! (C.Le)

 

2007

Deborsu Christophe, La Wallonie profonde, DS 15/10/2007

 

/Daar / RTL meer kijkers trekt dan het RTBF-journaal, zouden we daarvoor eerst de privé-omroep moeten afschaffen. 'De kloof tussen noord en zuid vergroot constant', luidt de volgende opmerking. 'Er bestaat geen land meer.' Alweer: zo'n vaststelling is typisch Vlaams. De Walen hebben de Vlamingen nooit gekend. Amper 17 procent van de Walen spreekt Nederlands. Bij ons heeft bijna niemand ooit een abonnement op een Vlaamse krant gehad, laat staan naar het VRT-nieuws gekeken. Bij ons is de kloof altijd breed geweest en dat evolueert geenszins. Maar in Vlaanderen neemt men steeds meer afstand van het zuiden: de Vlaamse oplage van de Franstalige kranten is in tien jaar gehalveerd, het RTBF-journaal wordt niet meer gevolgd. Wallonië is erger dan het buitenland. In het noorden is er dus een proces van distantiëring aan de gang die we niet kennen. 'Hoe komt het dat de Franstalige pers ons constant afschildert als racistisch en egoïstisch?', vragen velen.

 

2007

'Eberlué par des contre-vérités", LB 26/10/2007

 

Notre reportage (LLB du 23 octobre) sur la situation à Wezembeek -Oppem suscite le débat Ainsi, un habitant de la commune de St-Ghislain, nous envoie le courriel suivant : "j'ai été éberlué et choqué en lisant une série de contrevérités rapportées par un journaliste, qui n'a sans doute fait qu'une trop rapide incursion dans notre commune pour déformer autant certaines réalités. Il affirme tranquille­ment que Wezembeek-Oppem est tout sauf un petit paradis et que "parler le français peut même très vite y devenir un enfer". Suit une déclaration inepte d'un certain Jawad (non autrement présenté) dont il faut résolument contester tes propos. Nous habitons Wezembeek-Oppem depuis plus de trente ans et nous n'avons pratiquement jamais rencontré des spécimens tels que décrits par cet interlocuteur occasionnel, c'est-à-dire "des commerçants qui refusent de parler français, des policiers qui font semblant de ne pas comprendre, des employés communaux montrant une évidente mauvaise volonté de s'adresser en français à lui". Où le journaliste vont-ils chercher ses infos pour afficher "Bienvenue en zone de guerre... communautaire" ? Il confond les habitants de la commune avec quelques politiciens flamingants qui fomentent des tensions. Regrettable qu'un journal sérieux véhicule une version si tronquée de ce que des milliers de paisibles citoyens, néerlandophones et francophones, vivent quotidiennement".

Un autre lecteur, Guy Xhonneux, tient lui à répondre à Marc De Haan, direc­teur de Télé Bruxelles, qui répliquait à une chronique dans La Libre de son homologue de TV Brussel, Jan de Troyer (on suit ?) : "Je peux comprendre votre irritation comme responsable de Télé Bruxelles, lié sans doute par des subsides venant des communautés francophones. Mais faut-il deux chaînes de télévision à Bruxelles ? Si oui, faut-il à nouveau les diviser suivant le clivage linguistique bien trop d'actualité pour le moment ? Imaginez deux chaînes TV à Bruxelles-Brussel desti­nées à l'ensemble des habitants, et aussi aux étrangers installés à Bruxelles. Les moyens audiovisuels permettent aujourd'hui de communiquer en version originale avec sous-titrage (en évitant autant que possible le doublage, qui empêche tout apprentissage d'une langue étrangère) ? Est-ce pensable, réalisable ?"

 

2007

Ouh, les menteurs !, DH 12/12/2007

 

La plupart des politiciens savaient très bien ce qui se tramait

 

BRUXELLES "Irresponsable, scandaleux, inacceptable..." Dans les heures qui ont suivi la diffusion du faux JT de la RTBF, les réactions poli­tiques n'avaient pas tardé à tomber. Pourtant, si nos hommes et femmes politiques ont joué les vierges effa­rouchées, force est de constater qu'ils savaient en réalité très bien, pour la plupart, ce qui se tramait.

Dans le numéro de Questions à la une de ce soir, Elio Di Rupo continue malgré tout d'affirmer qu'il n'était pas au courant. Or, on voit la ministre de la Culture, Fadila Laanan, dire le contraire en expliquant qu'Elio avait refusé de participer à l'émission "car il ne trouvait pas ça sérieux". Ce qui implique qu'il savait de quoi il s'agis­sait. Ce que confirme Franck Istasse, l'auteur du reportage. "En répondant qu'il n'était pas au courant, Elio Di Rupo ment. Il savait qu'il allait y avoir une émission avec une interruption de programme et un fauxJT,"

En outre, des politiciens des diffé­rents partis ont pris part au tour­nage. Olivier Maingain ou Charles Picqué (lire ci-dessus), mais aussi José Happait. Ce dernier ne regrette d'ailleurs pas. "Si c'était à refaire, je le referais. Mais sans mettre cette fois le bandeau Ceci est une fiction."

 

F. S.

 

2007

Politique et médias, LB 14/12/2007

 

OUTRE L'ABSURDE DÉSESPÉRANT DE LA SITUATION DANS LAQUELLE NOUS ONT JETÉS CES MESSIEURS DAMES de tous bords de part et d'autre de la frontière linguistique, je suis révoltée par l'utilisation scanda­leuse qu'ils font des médias, avec la complicité totale de ces derniers, du moins du côté francophone (car ceux qui savent lire la presse flamande constatent que l'on fait preuve, dans les médias néerlandophones, de bien plus de professionnalisme). Il est plus que temps de lancer une véritable réflexion sur le rôle des médias dans la partie francophone du pays, car entre la RTBF et sa py­romanie avérée, et RTL qui, entre deux pubs, fait sa une sur les résul­tats du foot, le Belge francophone est mal barré. Même ma Libre préfé­rée s'y met ("Reynders-Milquet : la déchirure", franchement, est-ce bien sérieux ? On se croirait dans "France-Dimanche"), et s'amuse, jour après jour, à répercuter le moindre bruit de couloir. Où est le temps où la politique était une af­faire de grandes personnes et non pas un minable feuilleton fait de pe­tites phrases trop vite relayées par la presse, de courses-poursuites dans les couloirs du Parlement, et de débats où les protagonistes se contentent trop souvent de s'expri­mer en fonction de ce qu'ils ont lu sur les blogs du Net ?

 

Christine Vanhaeler

 

2008

Monarchie / 43 % des (sic) Flamands pour qu’Albert II se retire à 75 ans, LB 06/06/2008

 

Suivant un sondage réalisé auprès de … 1000 Flamands .

 

2008

In : El Tiempo, 14/08/2008

El peligro de Bélgica

Por Ian Buruma en The Guardian

 

lan Buruma déclara en The Guardian que el future de Bélgica "deberla interesar a todos los europeos" porque su actual crisis politica "podria repetirse en el resto del continente". Prueba de ello es el deseo de independencia de los escoceses del Reino Unido, el problema vasco y catalan en Espana y la ambiciôn de Côrcega de no formar parte del territorio francés. Senala como causa del conflicto belga entre valones y francôfonos que cuando los intereses comunes "dejan de ser los mismos" es entonces cuando "el idioma y la cultura son mas importantes" y ahade que aunque el "divorcio entre ambas comunidades sea la mejor opciôn" no hay que olvidarse de que las separaciones son siempre "dolorosas". Asimismo recalca que es dificil mantener cualquier sistema democrâtico sin "sentimiento de solidaridad" y pone de ejemplo que la identidad europea actualmente "no es sôlida".

 

 

2008

/page pour les jeunes/, in : Le Ligueur, 11, 2008

 

Thibaut Anouck, La Flandre est-elle plus riche que la Wallonie ?

Comme nous venons de le voir, la Flandre est actuellement plus riche que la Wallonie. (…)

(…) il n’est pas impossible que, dans quelques dizaines d’années, le sud du pays soit à nouveau plus riche que le nord.

 

2009

Olympique, LS 24/2/2009

 

Mardi soir, la télévision néerlandaise diffusait en direct la compétition du 1.000 mètres de short-track des Jeux de Lille­hammer.  En piste : Geert Blanchart uit Vlaanderen.  Quelques minutes plus tard, celui-ci était disqualifié pour poussette.  La télévision néerlandaise parlait alors de l'élimination de Blanchart uit België.

Voilà qui prouve que nos confrè­res néerlandais ont une excel­lente connaissance de certaines pratiques au nord de notre pays : quand un athlète réussit (ou pourrait le faire), il est Fla­mand.  Quand il échoue, il rede­vient... Belge.

 

23:41 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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